Nous sommes une réflexion très personelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence.

Nous sommes une réflexion très personelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence.
Il neige sur Chartres en ce 10 Janvier 1994. Un froid de canard paranormal cadenasse la ville. Les vieux spéculent, il pourrait s'agir du jour le plus froid du monde. A croire que le soleil a disparu pour toujours. Le vent est coupant, les flocons plus légers que l'air. BLANC ! BLANC ! BLANC ! Explosion sourde. On ne voit plus que ça. Les maisons font penser à des locomotives à vapeur, la fumée grisâtre qu'exhalent leurs cheminées fait pétiller un ciel d'acier. Le froid est tel que les oiseaux gèlent en pleins vol avant de s'écraser au sol. Le bruit qu'ils font dans leur chute est incroyablement doux pour un bruit de mort.
C'est le jour le plus froid du monde. C'est aujourd'hui que je m'apprête à naître.
Pendant le long travail de contraction, ma mère observe d'un ½il distrait flocons et oiseaux se casser silencieusement la gueule par la fenêtre. Puis après quelques heures d'horrible crie me voilà enfin au monde.
-Bienvenue Julia, dit le Docteur Fleur-de-la-baie-des-anges.






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# Posté le mardi 23 décembre 2008 16:06

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 12:50

Hier je me croyais la personne la plus heureuse de la terre, de toute la galaxie, de tout la création? Était-ce hier seulement ou bien à des millions d'années-lumière ? Je pensais que jamais l'herbe n'avait eu d'odeur aussi verte, que le ciel n'avait jamais été aussi haut. Et maintenant tout s'est écroulé et je voudrais me fondre dans le néant stupide de l'univers et cesser d'exister. Mais pourquoi ne le puis-je ?

Hier je me croyais la personne la plus heureuse de la terre, de toute la galaxie, de tout la création? Était-ce hier seulement ou bien à des millions d'années-lumière ? Je pensais que jamais l'herbe n'avait eu d'odeur aussi verte, que le ciel n'avait jamais été aussi haut. Et maintenant tout s'est écroulé et je voudrais me fondre dans le néant stupide de l'univers et cesser d'exister. Mais pourquoi ne le puis-je ?


Soudain, je me suis sentie toute drôle comme s'il y avait une tempête en moi. Je me souviens qu'on avait mis deux ou trois disques, depuis qu'on avait apporté les verres, et à présent, tout le monde me regardait. J'avais les mains moites, et je sentait les gouttes de sueur couler de mes cheveux sur ma nuque. La pièce semblait anormalement silencieuse et quand ils se sont levé pour tirer tous les rideaux je me suis dit : "Ils essayent de m'empoisonner ! Pourquoi, pourquoi veulent-ils m'empoisonner ?"
Tout mon corps était tendu, tous mes muscles crispés, et j'éprouvais une bizarre appréhension qui m'étranglait, me suffoquait. Quand j'ai rouvert les yeux, je me suis aperçue que c'était simplement lui* qui m'avait pris par les épaules. "T'en as de la chance", disait-il lentement, comme un disque que l'on passe à une mauvaise vitesse. "Mais ne t'inquiète pas, je te surveillerai. Ça va être un bon voyage. Allez, détends-toi, laisse toi aller, ça va être chouette." Il ma caressé la figure et le cou tendrement, et il m'a murmuré : "Je t'assure, je veillerai sur toi, il ne t'arrivera rien de mal." Soudain il semblait se répéter, inlassablement, comme dans une chambre d'écho. Je me suis mise à rire comme une folle. C'était la chose la plus drôle, la plus absurde que j'avais jamais entendue. Et puis j'ai remarqué des dessins qui changeaient lentement, au plafond. Je regardais les couleurs se mêler et tournoyer, de grandes taches rouges, bleues, jaunes. Je voulais faire partager aux autres ce spectacle merveilleux mais les mots qui sortaient de ma bouche étaient pâteux, mouillés, ils avaient un goût de couleur. Bientôt des tas de pensées sont apparues entre chaque mot. J'avais découvert le parfait et véritable langage originel, celui d'Adam et d'Ève, mais quand j'essayais de l'expliquer, les mots que j'employais n'avais pas de rapport avec mes pensées. Je les perdais. Ma découverte m'échappait, cette merveilleuse chose vraie, merveilleuse inestimable, qui aurait du être sauver pour la postérité. J'étais désolée, et finalement je n'ai plus rien dit, je ne pouvais plus, et je me suis laissée tomber par terre, j'ai fermée les yeux et alors la musique a commencé à m'absorber, physiquement. Je pouvais la sentir, la toucher, la humer, et l'entendre tout à la fois. Jamais rien au monde n'avait été aussi beau. Je faisait partie de chaque instrument, littéralement. Chaque note avait son caractères, sa forme, sa couleur, et semblait séparée des autres si bien que je pouvais considérer son rapport avec tout le reste du morceau avant que la note suivante retentisse. Mon esprit possédait la sagesse des siècles, et il n'y avait pas de mots pour décrire ce que je ressentais. C'était si beau que je n'ai pas pu le supporter et j'ai fermé les yeux. Aussitôt je me suis mise à flotter dans une autres sphère, un autre monde. Je ne savais plus distinguer le réel de l'irréel. Est-ce-que j'étais la table, ou le livre, ou la musique, ou bien est-ce-que je faisais partie de tout à la fois ? Mais ça n'avait pas d'importance parce que, quoi que ce soit, c'était merveilleux. Pour la première fois de ma vie je n'avais plus de complexes. Mes sens étaient devenus si aigus que je pouvais entendre quelqu'un respirer dans la maison voisine. Après des éternités, je pense, je suis retombée sur terre, et j'ai vue que tout le monde se levait. J'ai demander vaguement ce qui s'était passé et on m'a expliquer que dans dix des quatorze verres de coca-cola, il y avait eu du L.S.D. Quand nous sommes rentrées, j'ai sombré dans un vague sommeil "mal de mer" mais pleine de bien être. Sauf pour une légère migraine due sans doute à ma crise de fou rire. Quelle soirée !

Toute cette histoire est finie, et je n'y penserais plus.

# Posté le jeudi 27 mars 2008 13:37

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 01:44

On donne l'opportunité à des personnes de nous blesser, de nous atteindre. Égoïstement, car nous avons besoin d'elles pour exister.

Je me rappelle encore les mots que nous nous étions échanger, tu m'appartiens je t'appartiens, tu es le mien, je suis la tienne. Nous c'est pour la vie, en amitié et en amour, tu seras toujours dans mon coeur. Mais après tout ce que j'ai pu dire, tout ce que j'ai pu faire, ais-je encore ma place dans ton coeur ? ...
Je ne crois pas, et c'est tout à fait normale, je comprend.
Je regrette mes erreurs.

Et même si ont ne ce parle plus, et même si tu pense que j'ai pu t'oublier, c'est faux.
Les vrais, je m'en souviendrais toujours ... Je n'oublierais jamais tes mots..
Et aujourd'hui ...

Certaines personne me manque Tellement . . .


Je ne sais pas si tu te rappelle, l'effet que me faisait cette chanson ...

Ware, Yami Tote - Dir en Grey.
Yappari Megumi ga Suki - Miyavi

Faut que je me rende à l'évidence, je ne les récupérerais jamais ...


Diagnostique de ma maladie mentale ?

" Tu souffres d'addiction. Certaines substances te sont aussi nécessaires que la nourriture ou l'air. Mais bien souvent, cela cache un profond vide en toi que tu essayes de combler. Tu veux fuir le monde dans lequel tu vis et ta substance t'aide a tenir le coup, mais tu vas avoir du mal a en décrocher tout autant physiquement que mentalement. C'est la maladie des artistes. Tu as besoin du soutien des gens autour de toi et d'une cure. Parfois on va devoir te donner une autre substance de remplacement, fait attention de ne pas tomber dans un cercle vicieux. Les addicts célèbres sont Marilyn Monroe, Serge Gainsbourg, Pete Doherty, Sid Vicious, Charles Baudelaire. Ton saint patron est Alfred de Pampalon."

On donne l'opportunité à des personnes de nous blesser, de nous atteindre. Égoïstement, car nous avons besoin d'elles pour exister.

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 07:21

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 13:19

Seul la distance d'un baiser sépare l'amour de l'amitié.

Seul la distance d'un baiser sépare l'amour de l'amitié.
Une journée sans Toi. Silence radio. L'indifférence, presque palpable. Lire des nouvelles qui ne me comblent pas. Me laisse hagarde. Fragile, au bord de l'asphyxie. Tu étais si loin. Je t'avais dans le ventre, sous la peau. Tu me lançais, ma douleur, mon ecchymose. Mon monde à moi. Mon monde au beau milieu du monde. Au passage on cite Goldman. L'artiste que je ne serais jamais qu'au fond de moi. Qui hurle le manque. L'envie d'écrire. Qui t'écorche. Et ce prof qui ressemble à un gosse, qui me parle de jugement, qui me parle de la désespérance de soi. Du fracas que peut faire une vie qui s'effondre. De l'amour qui gratte, qui frappe, toujours plus fort, plus juste. Tu me parles d'achèvement. De survie. Et j'ai envie de te parler d'amour. De le faire, le défaire, l'emmêler. Du pareil au même. Il faut que les choses aient été bouleversantes pour qu'on puisse affirmer qu'elles étaient importantes. C'est l'été qui se barre. Qui s'éteint avec moi. Qui m'arrache à la vie. Meurtrie. Comme toi peut-être. Sûrement. On en revient toujours différent, de cette folie pure, cette violence brute, qui s'acharne sur toi, et tu ne sais toujours pas pourquoi. Tu pleures ta souffrance, elle ne décolle pas cette salope, de tes tripes. Toujours à te rappeler à l'ordre. Ton histoire, imprimée sur ta rétine. Tu vois des images. Du flou, de l'important. Ton identité. Tout s'échappe et je t'aime plus encore. Mon amour.
*

# Posté le vendredi 18 avril 2008 12:16

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 13:29

Il y a des choses que la vie n'explique pas, des êtres que la mort te prend et ne te rend pas.

Il y a des choses que la vie n'explique pas, des êtres que la mort te prend et ne te rend pas.





T'es passé où dis-moi ? Oui, t'es passé où, bordel ? Je voulais pas que tu partes.
Je refuse. Tu me manques. Tes mots me manques comme je l'aurais jamais cru. Ton imaginaire entraînait le mien. Je n'avais plus à réfléchir avec toi, tu me transportais avec une simple phrase. Maintenant, il me reste que des souvenirs et leur magie me serre le c½ur. Je les regarde telle une vieillarde se penchant sur sa vie. Usée avant l'heure. Mais qu'aurais-je du faire pour que tu restes encore un peu ?



Sophie Corchete dans mon c½ur.

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 12:34

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 14:08